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le verger permaculturel

Le verger permaculturel est très bien expliqué dans le film du même nom réalisé par Olivier Asselin qu’on peut se procurer sur le net.

Parallèlement au verger on peut aussi choisir de planter une haie brise vent.

Si vous envisagez de créer un verger, quel que soit sa taille, je vous conseille vivement de commencer par regarder ce documentaire, fruit de près de 20 ans d’expériences.

Il montre bien la réflexion préalable à toute réalisation, conseille d’observer une année entière pour suivre l’évolution de notre terrain au fil des saisons afin de concevoir un modèle pérenne, économe et durable, où chaque élément remplit plusieurs fonctions et chaque fonction est assurée par plusieurs élément.

De plus, les matériaux sont choisis pour durer la vie du verger, et l’organisation et le design sont conçus pour limiter au maximum le travail physique .

En voici les grands principes:

–  prendre soin de la terre(sol, eaux, forêts)

– prendre soin de l’homme

– partager les récoltes    – partager équitablement et redistribuer les surplus

– partager avec la nature

Ce dernier point est souvent oublié. Il laisse 5 à 10% de ses récoltes sur pieds pour nourrir nos aides jardiniers, insectes, oiseaux, vie du sol, etc…

Par exemple il s’est rendu compte que les oiseaux préféraient les baies du chévrefeuille comestible aux cerises. Il plante donc ces chèvrefeuilles près de ses cerisiers, les oiseaux délaissent les cerises au profit des petites baies qu’ils peuvent arracher d’un coup de bec; ainsi les oiseaux ne sont plus un fléau mais des auxilliaires.

Autre exemple, les fruits trop petits lors des récoltes sont laissés en place, ils sécheront un peu mais fourniront une nourriture précieuse aux oiseaux à l’automne.

 

 

1- Choisir son site.

– regarder la qualité du sol

– creuser pour définir le niveau supérieur de la nappe phréatique. L’idéal étant d’avoir une hauteur de 1,20m à 1,50m de terre qui ne baigne pas dans

l’eau: à cette profondeur, on prélève une poignée de terre qu’on  serre dans sa main, elle doit se compacter sans laisser d’épandre d’eau.

–  dans le cas contraire, soit on cherche un autre terrain, soit on tient à conserver le lieu et dans ce cas, on a la possibilité de rehausser le sol en faisant

des buttes d’une hauteur complémentaire afin d’arriver à la hauteur requise de 1,20m environ.

–   c’est plus de travail mais ça permettra au verger de se développer sainement sans que ses racines soient asphyxiées par des remontées d’eau

 

2- Le design du verger.

 

Les fruitiers. 

Le verger est conçu selon des modules de 3 types d’arbres ,N,A,P, soit

N pour fixateur d’azote

A pour apple: pommier, pêcher ou brugnonnier

P pour poirier ou prunier

Les fixateurs d’azote peuvent être des féviers d’Amérique, albizias, eleagnus, paulownias, etc,..Voir le domaine de mazy

 

IL y a une organisation du verger suivant ce trio d’arbres, sur la ligne et sur le rang, dans tous les sens.

 

Les fixateurs d’azote enrichissent le sol en azote , et apportent de la matière végétale, du mulch ou du brf et des baies. Il sert aussi d’eace semi sauvage et apporte un abri aux oiseaux et insectes.

Alterner les variétés de fruitiers permet de créer des micro systèmes évitant la propagation rapide des maladies, favorise l’inter action de ceux ci dans la « protection compagne ».

Les fruitiers sont plantés par période de fructification, de façon à récolter sur une même ligne des fruits bien mûrs.

 

Les petits fruits.

Les arbres sont plantés à 3m d’intervalle sur la ligne et 3’70m à 4m entre rang.

Cela laisse la place d’insérer des arbustes ou petits fruits entre chaque, entre 1 à 4 autour d’un pied de fruitier, avec un intervalle d’environ 1m50.

 

Le niveau herbacé ou couvre sol.

L’ensemble est complété par des fleurs, aromates, plantes médicinales, liliacées ou légumes.

Là encore, tout sera calculé pour être récolté au même moment. Le verger est donc planté pour permettre 3 récoltes:

– une première en mai avec légumes vivaces et fines herbes

– une deuxième en juillet avec les premiers fruits, petits fruits, légumes et herbes

– une troisième en septembre/octobre avec fruits, aromatiques et médicinales

Ainsi, cette diversité étagée et étalée dans le temps, permet une floraison permanente du verger durant 2 à 3 mois, favorisant le travail et l’installation des pollinisateurs dans le verger, alors qu’elle n’est que de 15 jours en monoculture. Il est mieux pollinisé et donc plus productif.

 

Pensé de façon à permettre une biodiversité maximale, son objectif premier n’est pas de produire un maximum comme en monoculture qui nécessite de nombreux traitements toxiques, mais de favoriser l’implantation de la vie et rechercher un équilibre naturel, sans apport chimique, avec un minimum d’intervention humaine.

 

3- Plantation et greffes.

– choisir des cultivars résistants au froid et aux maladies

– si risque de gel fréquent, prévoir des asperseurs

– privilégier des arbres bio, non poussées aux engrais

– créer sa propre pépinière avec des variétés non plus choisies pour leur capacité à voyager et rester 5 à 6 mois dans des frigos, mais pour leur résistance

naturelle et leur saveur

– choisir des porte greffes nanifiant ou bas tels que M 9 ou M 109 pour favoriser la cueillette et l’entretien

– utiliser la conduite en solaxe des fruitiers plutôt qu’une taille annuelle

– utiliser un plastique épais, résistant la durée du verger, et le recouvrir de brf

– combiner l’arrachage des quelques touffes d’herbes indésirables restantes avec le repiquage de plants choisis

– prévoir 3 lignes d’arrosage goutte à goutte, 1 goutteur tous les 20 à 22cm, si sol bien drainant, 1 seule ligne si sol lourd

 

 

Plantation d’un arbuste:

ne pas mettre de fumure au fond du trou de plantation.

faire celui ci de 2 fois la profondeur et 2 fois le diamètre qu’il a en pot, privilégier les arbres à racines nues.

planter l’arbre en remettant la terre autour en gardant la greffe 10 à 15 cm au dessus.

rajouter la couche herbeuse enlevée lors du décaissage en la positionnant à l’envers

saupoudrer de terreau ou compost

mettre un carton d’au moins 1m x 1m pour éviter les mauvaises herbes de pousser

rajouter par dessus du brf et un peu d’argile ou de glaise qui contient beaucoup de sels minéraux

préférer la plantation à l’automne après la chute des feuilles

 

Le long des fixateurs d’azote on peut laisser monter des vignes, des kiwis, kiwaïs, pois, haricots, concombres, capucines.

 

liste de plantes herbacées selon l’ensoleillement

 

plein soleil                  ….                 moins                     ……..               mi ombre              ………         encore moins
camomille                                       agastache                                         bléphilie                           livêche de carby

ciboule de chine                        monarde fistuleuse                              ciliée                            cryptotémie du canada

origan                                               ciboulette                                      roquette vivace                        mitsuba

piment                                          mélisse, livêche                                    ail des bois                    cardamine carcajou

livêche, thym                               menthe, laurier

sarriette                                           cerfeuil, verge d’or

achillée millefeuille

 

semer sous le plastique

Pour semer de petites graines sous le film de protection afin d’établir la strate herbacée on utilise un « seedstick », sorte de plantoir à ressort sur un long manche avec un godet contenant les graines; On peut ainsi semer sans se baisser ni faire des trous dans le plastique avant, par simple pression sur le manche.

 

traitements

contre les champignons, il traite 4 à 6 fois avec du petit lait.

le lacto-sérum pulvérisé sur les feuilles va coloniser celles ci par des bactéries et champignons non pathogènes, laissant très peu de place aux champignons pathogènes.

pour piéger la mouche de la pomme, il suspend un carton peint en jaune avec un rond rouge en son centre afin d’imiter une pomme du verger.

une fois suspendu à l’arbre et badigeonné de glue, les mouches viendront se coller dessus.

pour les carpocapses, il utilise un contenant genre bouteille ou petit bidon dans lequel il a percé une ouverture de 3 à 4 cm de coté, le suspend et le remplit d’un mélange de 50% d’eau et 50% de sucre.

les papillons attirés par la fermentation du sucre vont rentrer à l’intérieur et se noyer dans le mélange.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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