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Relations et projets collectifs

Entre 80 et 98% des projets collectifs en entreprises comme en associations échouent avant la 5eme année d’activité.
Sur 100 projets d’éco-hameaux, 5 se montent et 2 seulement passent les 5 années d’activité (extrait de synergie dans les rapports humains, de Franck Nathié, la forêt nourricière)

Ce constat quelque peu démoralisant fait prendre conscience de l’importance de la communication dans un groupe.

Je pense que pour monter un projet collectif, il faut en définir les grandes lignes et les faire évoluer en même temps qu’évolue la conscience de groupe et l’implication de chacun dans ce groupe. C’est une co-création, un être vivant à part entière, qui évolue au fur et à mesure que chacun y apporte sa contribution en vue d’une meilleure efficacité et une meilleure adaptabilité aux difficultés du moment, une création qui ressemble à tous et où chacun peut donner le meilleur de lui même.

La difficulté d’une telle vision réside dans le fait que le groupe est constitué d’individus n’ayant pas toujours fait l’apprentissage de l’écoute et de la communication. C’est tout ce travail d’apprentissage au collectif qui fait défaut dans les projets qui capotent, mais aussi le manque de remise en question de notre ego et de travail de développement personnel.

En effet, si nous n’avons pas réglé nos blessures anciennes intérieures du type TRAHI, c’est à dire dont l’origine est la Trahison, le Rejet, l’Abandon, l’Humiliation, l’Injustice, nous aurons un mode de comportement et de communication pervertis par ces émotions là, ce qui indirectement, nous empêchera d’être centré, efficace et structuré.

Il nous faut sortir de notre rôle de victime pour devenir 100% responsables de notre vie, de nos actes et de nos engagements.

Par contre, quand nous avons entamé ce travail personnel, on se dirige vers une meilleure connaissance de soi, de ses parts d’ombre et de lumière, on est prêt à agir ensemble dans la co-création pour bâtir un projet commun.

 

Comment fonctionner en groupe?

 

Le fonctionnement harmonieux d’un groupe passe par la mise en place de règles définies ensemble afin de donner un cadre à l’émergence et au développement d’un projet commun.

C’est créer des structures inspirées du modèle organique naturel qui tendent à combler 100% des besoins fondamentaux des êtres et de la structure, qui devient elle même un être à part entière, pour que les êtres qui la composent se mettent à 100% à son service.

Ces règles doivent générer une structure souple et évolutive, adaptée aux besoins présents et acceptée par tous; elles prennent en compte généralement:

– la recherche de l’union et de l’équilibre en laissant la dualité du bien et du mal, créatrice de déséquilibres; tous les êtres ne sont pas faits pour vivre ensemble mais pour s’aimer dans la

diversité!

partir de tout petit pour aller à son rythme et voir plus grand plus tard

– créer une structure juste, 100% au service de tous

– combler les besoins fondamentaux du groupe

– prendre les tensions internes non comme des problèmes mais comme des solutions, des moteurs d’évolution des individus et du groupe

– concevoir au présent en fonction des difficultés du moment et ne pas rentrer dans la dynamique de l’urgence

– savoir rester adaptable et évolutif

– célébrer la vie

– accompagner pour accéder à une autonomie totale

– inclure des éléments adaptés et adaptables; privilégier une porte d’accès étroite et un parcours d’intégration long pour les nouveaux adhérents

– être résilient: c’est la capacité à encaisser des chocs et aléas de la vie grâce à la capacité de réagir et de s’organiser rapidement

 

Le fonctionnement en cercles.

Pour être efficace le groupe va fonctionner en cercles et respectera:

– un ordre du jour clair, bien défini et pas trop chargé

– la libre circulation de la parole

– les opinions de chacun sans porter de jugement

– être concis et centré sur l’objet de la réunion

– le déroulement de la réunion sera facilité par un animateur, un secrétaire, un gardien du temps

 

La prise de décision.

Elle se fera par consentement ou par consensus.

Le consentement recherche l’absence de non, toute proposition est validée dès lors qu’il y a absence d’opposition. Cela permet de gagner du temps et d’être plus efficace, surtout si le groupe est important.

Le consensus recherche l’unanimité sur le oui. Il n’y a pas d’opposition sans apporter une alternative. La personne en opposition se doit de formuler une proposition alternative qui sera soumise à son tour à tout le groupe, et ainsi de suite jusqu’à ce que la solution adoptée convienne à tous. Sur des groupes importants cela peut représenter un handicap en nécessitant de nombreuses réunions.

 

Les systèmes de fonctionnement démocratiques

Ce mode de décision horizontal remplace le modèle pyramidal qu’a adopté notre société jusqu’à présent.

Deux modes de fonctionnement en sont issus: la sociocratie et l’holacratie.

Ils seront développés dans la rubrique menu suivante .

 

 

 


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