Home » Ressources locales

Ressources locales

Conception du lieu.

Un système en permaculture utilise autant que possible les ressources biologiques, végétales et animales, afin de remplir toutes les fonctions du jardin et d’économiser de l’énergie.

Pour s’économiser des heures de travail et des voyages couteux on essaiera d’intégrer un maximum d’éléments sur le site même et on ciblera toutes les ressources de proximité facilement récupérables.

Engrais verts.

L’utilisation d’engrais verts et d’arbres de la famille des légumineuses tels qu’acacia ou eleagnus permet de se passer des engrais azotés.

Un espace planté en consoude permet d’avoir à disposition des feuilles riches en potasse et minéraux, soit pour faire un purin qui favorisera la floraison et la fructification des plantes, soit pour servir de paillage directement sur les planches de culture.

Animaux.

Des poules ou autres animaux peuvent être intégrées au système,  pour écouler nos déchets organiques, pour débarrasser une grande partie des parasites du sol tout en apportant un fertilisant de qualité. Suivant la place disponible, un parcours peut leur être aménagé pour les laisser en liberté et ne pas avoir à les nourrir.

La proximité d’un centre équestre constitue une ressource non négligeable.

Ressources extérieures.

si nous ne disposons que de peu d’espace, la déchéterie regorge de ressources: tout l’été, feuilles et herbe de tonte  pour assurer un complément de paillage et équilibrer notre compost, l’automne, feuilles à profusion pour paillage et compost, taille d’arbustes comme murier platane, albizia, catalpa, etc, pour broyage et brf.

L’eau.

La ressource en eau peut être assurée tout ou partie grâce à la récupération des eaux de pluie. De plus, un bon paillage et l’incorporation au sol d’une grosse quantité de masse végétale, maintiennent l’eau en profondeur et limitent l’évapotranspiration .

En cas d’allées enherbées, un « tracteur à poules » évite de passer la tondeuse tout en fertilisant le sol.

Sinon, on peut aussi utiliser une couche d’aiguilles de pin de 5 à 10 cm sur les allées ce qui va limiter les adventices tout en maintenant l’humidité du sol. Cela évitera en cas de grosse chaleur que l’allée aspire l’humidité de la butte proche.

Arbres.

L’utilisation de fruitiers judicieusement placés permet , outre la production de fruits, d’avoir des espaces ombragés et un apport de feuilles à l’automne.

L’étagement des cultures dans l’espace permet d’optimiser le système: à des grands arbres, noyers, chênes, châtaigners, succèdent des fruitiers, puis petits fruits et enfin potager.

Leur systèmes racinaires puisant à différentes profondeurs ne se concurrencent pas mais enrichissent la vie du sol.

Sur de plus grands espaces on peut utiliser une zone en agroforesterie en plantant des arbres têtards dont le bois servira au chauffage ou à la production de brf.

Coupe vent.

Des haies coupes vent peuvent être réalisées avec de grands arbres, arbustes, ou plus simplement avec des tournesols ou topinambours qu’on peut planter dans des pneus afin de les contenir. Ils fourniront une grande masse végétale à  broyer ou composter, et de la nourriture pour les oiseaux à l’automne.

On peut aussi planter des bambous à condition de les limiter par une tranchée avec un angle légèrement ouvert et en prenant soin de prélever régulièrement les tiges de 3 ans et d’éclaircir les touffes pour laisser pénétrer la lumière jusqu’au pied, cela évite qu’ils ne tracent trop pour chercher la lumière.

Des sureaux , noisetiers ou arbustes à baies, peuvent aussi constituer une haie sauvage favorisant la biodiversité et servant d’abri à auxilliaires.

Couvre sol.

Des plantes comme la capucine, la tétragone ou la patate douce sont d’excellents couvre sols comestibles.

Effet de lisière.

En permaculture, l’effet de lisière est très important. Cet espace limite 2 zones différentes, buttes et allées, verger et potager, terre et eau, foret et prairie. La rencontre de ces 2 milieux distincts permet la mise à disposition de ressources différentes; cela en fait des espaces très riches, où la biodiversité s’exprime pleinement, et qu’il faut privilégier au maximum.

Point d’eau.

Un point d’eau, une mare, sont un plus pour favoriser cette diversité tout en abreuvant tous les auxilliaires et pollinisateurs. De plus cela crée un micro climat qui peut être exploiter pour créer une zone supplémentaire.

Pollinisateurs.

De plus en plus nos pollinisateurs sont victimes des frelons asiatiques mais surtout des pesticides de l’agriculture intensive. Ainsi on remarque régulièrement un manque de pollinisation récurent dans certaines zones. Les abeilles tout comme les bourdons sont en constante régression.

Nous allons attacher un soin tout particulier pour leur offrir un lieu sain et riche en nourriture, voire héberger une ruche ou une colonie de bourdons . On plantera un maximum d’aromates et mellifères telles que lavande, bourrache, agastache, consoude, sarrazin, mélilot, fenouil, phacélie, soucis, etc,…

 

 

 

 

 

 


Post a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>